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La voix du Nord : le tombeur  

Michel Leeb s’est lâché sur la scène cambrésienne…

Corinne Le Poulain
18 janvier 2016

Le public n’en attendait pas moins de lui : Michel Leeb a proposé un grand numéro de facéties, sans cesse dans la surenchère de son éventail de grimaces, de postures improbables et de rires aussi nerveux que communicatifs. Mais la bonne surprise est venue de ses différents complices qui ont su tirer eux aussi leur épingle du jeu. Une belle soirée de détente toute en légèreté au sens propre comme au sens figuré…

Rythme effréné 

Tel un horloger hors pair, le metteur en scène Jean-Luc Moreau a impulsé une véritable dynamique à l’histoire de ce célibataire des plus volages. Pas une seconde de répit pour les spectateurs face à une mécanique réglée au millimètre… Entre les portes qui n’ont cessé de claquer, les coups de fil et les irruptions des différents personnages, la pièce s’est vraiment jouée à un rythme effréné.

Palette de sentiments 

Dans la peau du tombeur, Michel Leeb s’est montré aussi menteur qu’agaçant mais, en même temps, tellement attachant. Un homme (presque normal) en somme. C’est que le comédien a su développer une large palette de sentiments et d’effets, allant du comique le plus outré, sa spécialité, à une émotion plus subtile, avec une justesse remarquable.

Bestiaire 

Non content d’être expert en imitations des mouche, moustique et autre bourdon, Michel Leeb a montré qu’il maîtrisait totalement aussi les registres du phoque, du cheval et de la mouette. Mais c’est dans le rôle de l’homme-robot qu’il aura le plus enthousiasmé son public, allant jusqu’à buter contre les murs de l’appartement…

Sacrés seconds rôles 

Pour un peu, il aurait volé la vedette au héros de l’histoire : Chick Ortega, dans le rôle du mari trompé, a su imposer sa carrure de vengeur et ses inimitables mimiques. Xavier Goulard, dans la peau du mari cocu mais content, n’a pas eu besoin de rester longtemps en scène pour ravir les spectateurs. Guy Lecluyse, le régional de l’étape, a brillamment tiré son épingle du jeu dans le rôle du « pendant » de Michel Leeb.

Du côté féminin, on gardera en mémoire la prestation très convaincante de Julia Duchaussoy, digne fille de Michel et de Corinne Le Poulain, qui parvint à littéralement terroriser ce tombeur… Mais aussi celle de Camille Solal qui, dans le rôle de la bonne d’origine lorraine, a montré qu’elle était capable aussi de sortir le grand jeu…

Pas une ride 

Certes, la pièce, qui fut écrite en 1957 par Robert Lamoureux, auteur des 7e Compagnies, n’est pas un chef-d’œuvre de finesse mais force est de constater que, près de 60 ans plus tard, elle n’a pas pris une ride, surtout servie par un tel casting…

Michel Leeb s’est lâché sur la scène cambrésienne…

Corinne Le Poulain 18 janvier 2016

Le public n’en attendait pas moins de lui : Michel Leeb a proposé un grand numéro de facéties, sans cesse dans la surenchère de son éventail de grimaces, de postures improbables et de rires aussi nerveux que communicatifs. Mais la bonne surprise est venue de ses différents complices qui ont su tirer eux aussi leur épingle du jeu. Une belle soirée de détente toute en légèreté au sens propre comme au sens figuré…

Rythme effréné 

Tel un horloger hors pair, le metteur en scène Jean-Luc Moreau a impulsé une véritable dynamique à l’histoire de ce célibataire des plus volages. Pas une seconde de répit pour les spectateurs face à une mécanique réglée au millimètre… Entre les portes qui n’ont cessé de claquer, les coups de fil et les irruptions des différents personnages, la pièce s’est vraiment jouée à un rythme effréné.

Palette de sentiments 

Dans la peau du tombeur, Michel Leeb s’est montré aussi menteur qu’agaçant mais, en même temps, tellement attachant. Un homme (presque normal) en somme. C’est que le comédien a su développer une large palette de sentiments et d’effets, allant du comique le plus outré, sa spécialité, à une émotion plus subtile, avec une justesse remarquable.

Bestiaire 

Non content d’être expert en imitations des mouche, moustique et autre bourdon, Michel Leeb a montré qu’il maîtrisait totalement aussi les registres du phoque, du cheval et de la mouette. Mais c’est dans le rôle de l’homme-robot qu’il aura le plus enthousiasmé son public, allant jusqu’à buter contre les murs de l’appartement…

Sacrés seconds rôles 

Pour un peu, il aurait volé la vedette au héros de l’histoire : Chick Ortega, dans le rôle du mari trompé, a su imposer sa carrure de vengeur et ses inimitables mimiques. Xavier Goulard, dans la peau du mari cocu mais content, n’a pas eu besoin de rester longtemps en scène pour ravir les spectateurs. Guy Lecluyse, le régional de l’étape, a brillamment tiré son épingle du jeu dans le rôle du « pendant » de Michel Leeb.

Du côté féminin, on gardera en mémoire la prestation très convaincante de Julia Duchaussoy, digne fille de Michel et de Corinne Le Poulain, qui parvint à littéralement terroriser ce tombeur… Mais aussi celle de Camille Solal qui, dans le rôle de la bonne d’origine lorraine, a montré qu’elle était capable aussi de sortir le grand jeu…

Pas une ride 

Certes, la pièce, qui fut écrite en 1957 par Robert Lamoureux, auteur des 7e Compagnies, n’est pas un chef-d’œuvre de finesse mais force est de constater que, près de 60 ans plus tard, elle n’a pas pris une ride, surtout servie par un tel casting…

AGENCE DI

7 rue des Petits Champs
75001 Paris

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